jeudi 16 février 2017

Quand Causeur et Valeurs actuelles s’essaient à la critique des médias

Quand des médias de la droite décomplexée, tels Causeur ou Valeurs actuelles, s’adonnent à la critique des médias [1], faut-il applaudir ? Pas nécessairement.
Surtout quand, à la lecture des deux « dossiers » en question, on a le sentiment d’avoir affaire à une opération idéologique opportuniste, qui s’appuie sur des imputations et des approximations, sinon des falsifications, et qui s’inscrit en outre, contrairement à notre critique, dans une « guerre interne » entre médias. Une opération idéologique qui se prolonge aujourd’hui avec la récente mise en ligne d’une pétition exigeant « le pluralisme des opinions dans l’audiovisuel public », soutenue entre autres par Valeurs actuelles.

mercredi 8 février 2017

« Benoît Hamon le rêveur » : un cauchemar pour les éditorialistes

Le dimanche 4 février, Benoît Hamon était « officiellement » investi candidat à l’élection présidentielle lors d’une initiative organisée à la salle de la Mutualité, à Paris, après avoir déjoué tous les pronostics des turfistes des grands médias qui traitent les campagnes électorales comme des courses de chevaux.
L'occasion de revenir sur des semaines de commentaires avisés, glanés au cours du mois de janvier à l’occasion des débats et du scrutin de la « primaire de gauche » : ils donnent un aperçu non seulement de l’indigence, mais surtout de la convergence strictement propagandiste des commentaires d’un journalisme de caste, mobilisé au service de son prétendu « réalisme ». En un mot : Benoît Hamon le « rêveur », un cauchemar pour les éditorialistes associés.

mardi 31 janvier 2017

Retour sur une inoffensive séquence d’autocritique médiatique

Le dernier trimestre de l’année 2016 a donné lieu à une séquence intensive d’autocritique (au sens fort : d’auto-critique), ou tout du moins d’apparente autocritique des médias dans les médias. Le vote britannique en faveur du « Brexit », la victoire de Donald Trump et la qualification de François Fillon lors de la primaire de la droite, au détriment du « favori  » Alain Juppé, ont en effet suscité de nombreuses contestations des grands médias, au point que ceux-ci ont dû faire mine de les entendre, parfois en reconnaissant leur légitimité, mais le plus souvent en les neutralisant tout en proclamant avoir «  compris le message  » des électrices et des électeurs.
Retour, donc, sur une séquence d’autocritique inoffensive, sinon auto-justificatrice, dont les grands médias ont le secret. En effet, ce n’est pas la première du genre : on se souviendra notamment de celle qui avait suivi le premier tour de l’élection présidentielle d’avril 2002, ou encore les résultats du référendum sur le Traité constitutionnel européen en mai 2005.

mardi 17 janvier 2017

Un exemple de journalisme sportif : les commentaires du premier débat de la « primaire de gauche »

Le jeudi 12 janvier était organisé le premier débat télévisé entre les sept candidats à la primaire de la « Belle alliance populaire », renommée par certains « primaire de la gauche » ou « primaire du Parti socialiste ». Un débat de deux heures, animé par trois journalistes (Gilles Bouleau de TF1, Élizabeth Martichoux de RTL, et Matthieu Croissandeau de L’Obs), qui a été largement commenté dans l’ensemble des grands médias : l’occasion pour le journalisme politicien de faire une nouvelle démonstration de sa médiocrité. Un exemple exemplaire parmi d’autres, passés et sans doute à venir.

mercredi 11 janvier 2017

Lire : "L’empire. Comment Vincent Bolloré a mangé Canal+", par R. Garrigos et I. Roberts

« Comment Vincent Bolloré a mangé Canal+ ». Le sous-titre de l’ouvrage de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, mieux connus comme les « Garriberts », est explicite. L’empire relate une histoire : celle de la prise de contrôle et de la mise au pas de Canal+ par l’industriel breton entre l’été 2014 et la rentrée 2016.
« C’est une histoire de violence. C’est une histoire de vengeance, de pouvoir, d’argent, mais c’est avant tout une histoire de violence », avertissent les auteurs dès la préface du livre. Et, à suivre les différentes étapes de cette prise de contrôle, telles qu’elles sont relatées par les Garriberts, le moins que l’on puisse dire est que le mot « violence » n’est pas galvaudé.